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Force du franc : Un grand défi pour l'économie

A la suite de l’abandon du taux plancher, l’économie suisse doit faire face à de grands défis, qui touchent également le monde politique: il est nécessaire d’améliorer les conditions-cadre et de faciliter la tâche aux entreprises afin de renforcer la place économique suisse et de maintenir les emplois. Pour le Conseil fédéral, un programme conjoncturel n’est toutefois pas à l’ordre du jour. Le conseiller fédéral Johann N. Schneider-Ammann consulte régulièrement le secteur économique et les partenaires sociaux au sujet d’éventuelles mesures. Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) travaille, de concert avec le Département fédéral des finances (DFF), à une analyse approfondie de la situation et proposera une marche à suivre au Conseil fédéral.

© iStock

Conçu d'emblée comme une mesure temporaire, le taux plancher de la Banque nationale suisse (BNS) était un instrument important et adéquat, qui a apporté aux entreprises suisses de la prévisibilité et de la sécurité en matière de planification. Le Conseil fédéral est convaincu que la BNS continuera de garantir la stabilité des prix tout en tenant compte de l'évolution conjoncturelle.

Le 21 janvier, le Conseil fédéral a procédé à une première analyse de la situation et chargé le DEFR et le DFF d'approfondir cette analyse en rendant régulièrement compte de leurs travaux et de proposer une marche à suivre.

Par ailleurs, à la fin janvier, le conseiller fédéral Johann N. Schneider-Ammann a organisé une première table ronde sur le franc fort avec les partenaires sociaux. Une deuxième rencontre prévue à la fin février et réunissant les plus hauts responsables de l'Union patronale suisse, de l'Union suisse des arts et métiers, de l'Union syndicale suisse, d'economiesuisse et de Travail Suisse doit permettre d'élaborer une orientation stratégique commune visant à maintenir les emplois. En outre, la première table ronde rassemblant l'économie privée et l'administration aura lieu prochainement. Les échanges permettent de déterminer des champs d'action afin d'améliorer constamment les conditions-cadre en Suisse.

Depuis le 27 janvier, les entreprises peuvent recourir au chômage partiel en raison du franc fort. Elles disposent ainsi d'un instrument supplémentaire pour éviter les licenciements.

Le 19 mars, le Groupe d'experts de la Confédération publiera ses prévisions de printemps. Il sera alors plus facile d'estimer les effets qui peuvent par exemple être attribués aux mesures de la BNS (notamment les taux d'intérêt négatif).


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