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La Suisse et les sanctions internationales

Depuis 1990, la Suisse participe à titre autonome aux sanctions non militaires de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Avec son adhésion à l’ONU en 2002, la mise en œuvre des mesures coercitives non militaires décrétées par le Conseil de sécurité de l’ONU est devenue contraignante pour la Suisse en vertu du droit international public.

Drapeaux des États membres UE et Nations unies, sous ciel bleu et palmiers au fond.

Bases juridiques

Conformément à l'article 39 de la Charte des Nations Unies, le Conseil de sécurité détermine s'il existe une menace ou une rupture de la paix. Il peut alors décider de sanctions non militaires au titre de l'article 41, notamment dans les domaines du commerce, des relations financières et des transports. Ces sanctions ont pour but de faire respecter le droit international et les droits fondamentaux de l'homme.

La Suisse applique ces mesures depuis le 1er janvier 2003 sur la base de la loi sur les embargos (LEmb). Le Conseil fédéral édicte les sanctions sous forme d'ordonnances.

Sanctions internationales et autonomes

Outre les sanctions de l'ONU, la Suisse participe depuis 1998 à des mesures de sanction en dehors du cadre de l'ONU, par exemple en reprenant les sanctions de l'UE lorsqu'elles sont jugées pertinentes au regard du droit international et appropriées sur le plan politique. Cela ne se fait pas automatiquement, mais sur la base d'une décision du Conseil fédéral au cas par cas.

Neutralité et sanctions

La participation de la Suisse à des sanctions est conforme au droit de la neutralité, qui n'interdit pas en principe les sanctions économiques. Au contraire, celles-ci servent une politique étrangère fondée sur le droit international, les valeurs humanitaires et la solidarité internationale.

Le Conseil fédéral a adopté le 26 octobre 2022 le rapport en réponse au postulat sur la neutralité.

Importance pour l'économie et le marché financier

La Suisse applique les sanctions internationales non seulement par des interdictions d'exportation et d'importation, mais aussi par des blocages financiers, des interdictions de voyager et des obligations de déclaration pour les institutions qui gèrent les avoirs concernés. Les infractions aux dispositions relatives aux sanctions peuvent entraîner des conséquences pénales et administratives.

Informations complémentaires

Thèmes liés

Homme d'affaires tenant dans ses mains quatre blocs en bois avec symboles de finance et droit.

Informations générales Sanctions

La loi sur les embargos habilite le Conseil fédéral à prendre des mesures telles que sanctions financières, interdictions de voyager, restrictions commerciales ou blocage d'avoirs.

Des cubes en bois sur fond vert, dont trois portent un point d'interrogation.

FAQ - Sanctions de la Suisse

Les FAQ offrent aux entreprises et aux personnes concernées une orientation pratique concernant les mesures de sanctions de la Suisse.

Plusieurs pièces de puzzle blanches assemblées et une pièce rouge détachée avec symbole de paragraphe.

Base légale Sanctions

Depuis le 1er janvier 2003, la loi fédérale sur l’application de sanctions internationales constitue la base lé­gale sur laquelle la Suisse s’appuie pour mettre en oeuvre des mesures de sanctions.

Contact

Secrétariat d’État à l’économie SECO
Sanctions
Holzikofenweg 36
CH - 3003 Berne

Renseignements par téléphone : mardi, mercredi et jeudi de 10h00 à 12h00